Avant de promettre un avantage quantique, encore faut-il résoudre une difficulté plus ordinaire : faire communiquer un processeur quantique avec l’informatique classique qui l’entoure. C’est le verrou que la Future Licorne Quandela est en train de faire sauter.
La startup française, spécialisée dans le calcul quantique photonique, a présenté fin juin, lors du salon ISC High Performance de Hambourg, une architecture conçue à partir de technologies Nvidia. Elle doit permettre de réduire le temps perdu dans les échanges entre processeurs classiques et processeur quantique. Selon l’entreprise, ces communications, qui pouvaient prendre plusieurs secondes, sont désormais ramenées à une centaine de microsecondes.
Un ordinateur quantique ne travaille pas seul. Il doit être piloté, alimenté en données, puis relu par des machines classiques. Jusqu’ici, ces échanges passaient par plusieurs intermédiaires logiciels, ce qui ralentissait l’ensemble. Quandela a cherché à raccourcir ce chemin : au lieu de faire transiter les données par une succession d’étapes, l’architecture crée une liaison plus directe entre les processeurs classiques et le processeur quantique.
C’est ce type de signal que le jury des Trophées des Futures Licornes examine dans les dossiers deeptech : non seulement la rupture scientifique, mais sa trajectoire vers un usage industriel et sa capacité à dialoguer avec les grands standards technologiques. L’annonce de Quandela rappelle que la bataille du quantique ne se jouera pas seulement dans le processeur, mais aussi dans tout ce qui lui permet de fonctionner à l’échelle. Impossible n’est pas français.
