Depuis 2018, le jury des Trophées des Futures Licornes a vu juste plus de 20 fois. Mirakl, Alan, Vestiaire Collective, ManoMano, Believe, Shift Technology : autant d’entreprises identifiées avant qu’elles ne deviennent des licornes.
La 9ème cérémonie des Trophées des Futures Licornes s’est déroulée ce 10 juin 2026 : après des mois de travail et analyse de plus de 1 500 sociétés, 50 Futures Licornes ont été dévoilées et 9 d’entre elles ont été récompensées. Scintil Photonics (Grand Prix), SiPearl (Industrie), Renaissance Fusion (Prix Coup de cœur), Holosolis (GreenTech & Mobilité), GitGuardian (ESG), Adcytherix (BioTech & MedTech), Alma (E-commerce & E-services) et H Company (SaaS, IA & Big Data). Du semi-conducteur souverain à la fusion par confinement magnétique, l’écurie 2026 des Futures Licornes montre que la France a une vraie carte à jouer.
La soirée s’est tenue sous le thème « Que vont-ils faire dans cette galère ? », avec les interventions de Jacques Veyrat, président d’Impala, Marie-Laure Buisson, auteure et officier de réserve dans l’armée de l’Air et de l’Espace, et Julien Codorniou, investisseur chez 20VC.
A partir de son expérience d’investisseur, après des débuts comme business angel, ce dernier a indiqué regretter la rareté des rachats de startups par des grands groupes français. Pour lui, c’est une forme de chaînon manquant de l’investissement dans l’écosystème, qui limite donc sa force. Jacques Veyrat a partagé son expérience d’entrepreneur, avec une quinzaine d’entreprises créées, et sa méthode : être très exigeant quand tout va bien, et plus dans l’accompagnement et le soutien quand l’entreprise rencontre des obstacles. Marie-Laure Buisson a apporté un regard différent à travers son engagement auprès de la Légion étrangère, en soulignant l’importance du collectif, de la fidélité et de l’audace nécessaire pour défendre un projet, même lorsque le chemin semble difficile.
En 2025, les startups françaises ont levé 7,4 milliards d’euros, ce qui représente une baisse de 5 % en valeur et de 15 % en nombre d’opérations. Le marché traverse une phase de sélection accrue. L’accès au financement s’est resserré pour la majorité des entreprises, au profit de quelques levées de très grande taille qui concentrent l’essentiel des capitaux. C’est précisément dans ce contexte que le travail d’identification des Trophées prend tout son sens : identifier bien en amont les entreprises les plus prometteuses. Impossible n’est pas français.
