Alan décroche la Sécurité Sociale

Identifiée par le jury des Trophées des Futures Licornes dès 2020, avant même d’accéder au statut de licorne l’année suivante, Alan continue sa folle échappée et vient d’être choisie aux côtés d’Allianz pour assurer la complémentaire santé des salariés de la Sécurité sociale. Avec ce marché pouvant atteindre 3 milliards d’euros sur six ans, la licorne française démontre qu’elle a les reins plus que solides.

Une idée circulait il y a encore quelques années, selon laquelle l’écosystème des licornes était d’une façon ou d’une autre décorrélée, voire déconnectée de l’économie réelle. Cela s’expliquait notamment par un rejet du vocabulaire et de l’image véhiculée par la « startup nation » et pas une abondance de capitaux qui peinait parfois à se traduire en résultats, notamment dans le SaaS. Ici, Alan prouve qu’une licorne peut s’inscrire dans le quotidien visible et invisible des Français, avec des implications majeures pour leur accès à la santé. Ce contrat concerne 150 000 salariés de la Sécurité sociale, notamment ceux des Urssaf, des caisses d’assurance maladie et des caisses d’allocations familiales. En comptant les ayants droit et les anciens agents, près de 360 000 personnes sont concernées sur la période 2027-2032. On fait difficilement plus connecté aux Français.

Ce même constat vaut pour des licornes comme Pasqal ou ChapsVision dont les travaux ont des implications, moins visibles et tangibles, dans la vie des Français notamment dans la souveraineté numérique de leur pays et sa capacité à ne pas dépendre d’autres puissances.

Fondée en 2016, Alan avait été identifiée dès 2020 par les Trophées des Futures Licornes, alors qu’elle n’avait pas encore atteint le statut de licorne. Un potentiel confirmé dès l’année suivante, en 2021, lorsque l’entreprise franchissait le seuil du milliard de dollars de valorisation. Impossible n’est pas français.