Néolithe rebondit grâce aux déchets industriels

La Future Licorne angevine, pionnière d’une technologie de transformation des déchets par liant minéral, a dû abandonner les déchets du bâtiment après la détection de traces d’amiante dans les résidus. Elle s’est depuis réorientée vers les déchets industriels banals (DIB) à travers une refonte complète de ses procédés de transformation.

Après avoir levé 80 millions d’euros entre 2022 et 2023, l’entreprise a dû stopper son fossilisateur près d’Angers en 2025. En quatre mois, les équipes ont adapté l’ensemble de la chaîne : broyage, formulation du liant et mise en forme ont été repensés afin de traiter bois, cartons, plastiques ou textiles issus du tertiaire et de la distribution.

La première unité industrielle, prévue à Beaulieu-sur-Layon fin 2026 ou début 2027, traitera 50 000 tonnes par an grâce à une centaine de salariés. L’entreprise dirigée par Nicolas Cruaud vise désormais l’équilibre financier en 2028.

Avec ces nouveaux flux de déchets, Néolithe ne compte plus seulement produire des granulats : elle développe un matériau compressé proche du médium pour l’ameublement et l’agencement. Cette diversification doit améliorer la valeur ajoutée, même si le cœur du modèle économique reste le traitement des déchets destinés à l’enfouissement ou à l’incinération. Impossible n’est pas français !

À terme, l’entreprise ambitionne d’essaimer son modèle sur d’autres territoires européens et de s’inscrire comme un acteur industriel clé de l’économie circulaire, avec des ressources utiles pour la construction et l’aménagement.