Alors que la dette publique agite les parlementaires depuis plusieurs mois, une autre dette s’accumule et suscite pour le moment moins de curiosité : la dette de l’eau, que l’on peut qualifier d’hydrodette.
Dans un rapport publié cette semaine, l’ONU alerte sur une « faillite mondiale de l’eau ». Comme pour une dette financière, la planète vit ici au-dessus de ses ressources en eau. Elle prélève plus vite que la ressource ne se créé. Nappes phréatiques surexploitées, écosystèmes dégradés, pollutions persistantes : les intérêts de cette dette hydrique s’accumulent déjà.
Le parallèle entre dette publique et dette hydrique s’arrête dans la mesure respective de ces dettes : là où la dette publique fait l’objet d’indicateurs, de règles et de débats constants, l’eau demeure largement absente du pilotage macroéconomique, alors même qu’elle conditionne la vie humaine, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, la santé, l’aménagement du territoire et tout simplement la survie des sociétés humaines.
Assainir cette dette reviendrait d’abord à revoir certains modes de production. Cela implique ensuite d’investir dans des solutions capables d’augmenter la résilience du système comme celles de la Future Licorne Elicit Plant, récompensée par le jury en 2024. L’entreprise dirigée par Jean-François Déchant met son expertise scientifique de la terre, de l’eau et du végétal pour améliorer la résistance des cultures au stress hydrique dans le monde entier. L’approche permet notamment de réduire l’utilisation de l’eau dans le secteur agricole, très consommateur de cette ressource.
Pour l’hydrodette, il n’y a pas de planche à billets mais il y a des Futures Licornes prêtes à repousser les limites. Impossible n’est pas français.
