Pasqal : du qubit à la licorne

Pasqal confirme plus que jamais les espoirs placés en elle par le jury des Trophées des Futures Licornes : la startup spécialisée dans l’informatique quantique négocie actuellement un tour de financement de 200 millions d’euros. Si le projet aboutissait, la valorisation de Pasqal dépasserait le milliard de dollars.

Fondée notamment par Alain Aspect, prix Nobel de physique 2022, Pasqal développe des ordinateurs quantiques basés sur une technologie différente de ses concurrents : les atomes neutres. Ce sont des atomes piégés et manipulés à l’aide d’un laser, facilitant ainsi leur utilisation par des scientifiques dans des calculs complexes. L’entreprise, récompensée par les Trophées des Futures Licornes en 2022 et 2023, conçoit à la fois les machines et les logiciels nécessaires à leur fonctionnement. Ses clients potentiels se trouvent dans des secteurs complexes comme la finance, la pharmaceutique ou encore l’intelligence artificielle.

Derrière la simplicité apparente d’un prompt adressé à une IA ou la rapidité de développement d’un médicament, il y a un cheminement d’opérations complexes effectuées dans des délais de plus en plus resserrés. Cette accélération des besoins complexes alimente une augmentation des investissements dans le quantique. En 2025, le secteur a attiré plus de 10 milliards de dollars, soit trois fois plus que la moyenne des années précédentes. En France, Quantonation, a investi dans Pasqal et c’est un fonds d’Audacia dirigé par Charles Beigbeder. Il est un des fonds les plus actifs en la matière avec 220 millions d’euros récemment levés et 35 entreprises quantiques européennes accompagnées. Alors que l’Union Européenne attire 5% des investissements privés dans l’informatique quantique, cette technologie rentre petit à petit dans les préoccupations en matière de souveraineté technologique et de puissance économique. La France tient sa championne, en plus des autres pépites comme Quandela ou Alice & Bob, également identifiées par les Trophées des Futures Licornes. Impossible n’est pas français !